Qu’est-ce que la République ?
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Si la République est le reflet dans l’ordre politique d’un ordre cosmologique plus vaste, son principe constituant réside alors dans une égalité entre les êtres libres capables de reconnaître la sagesse de l’ordre du monde pour l’appliquer à l’ordre de la cité.
Dans ce cas l’harmonie de la Cité ne correspond pas au principe de solidarité moderne puisque l’ordre est toujours prédéfini chez les Anciens : comme le dit Aristote, la politique ne consiste pas dans la détermination des fins (que l’on connaît déjà, « le Souverain Bien ») mais dans la délibération sur les moyens d’atteindre cette fin. Mais cette définition de la République comme forme politique générique ayant pour fin l’harmonie et la concorde civile n’est pas suffisante pour définir ce qu’il y a de proprement politique dans l’ordre de la cité.
Elle ne rend pas compte de la capacité qu’ont les citoyens de se distinguer, de se perfectionner au milieu des autres citoyens. Ainsi la République de Platon n’est pas une véritable république, car elle ne suppose pas l’idée d’une utilité publique puisque la distinction philosophique est ramenée à une forme de domination (modèle du philosophe-roi) : le politique n’est alors que l’affaire de quelques-uns à savoir les philosophes seuls capables de reconnaître l’idée de Bien, de Beau, de Vrai et de Juste. Aristote réfute l’idée platonicienne d’une unité transcendante régissant une multiplicité qu’elle viendrait nier : la Cité doit maintenir cette pluralité d’êtres libres. Mais pour ce faire, avant d’en arriver à la distinction entre êtres libres il faut d’abord reconnaître leur égalité. Pour Aristote, il faut donc d’abord fonder la concorde civile sur la reconnaissance de l’égalité entre les hommes libres, rendue possible selon lui à travers le principe d’isonomie qui suppose la double capacité de gouverner et d’être gouverné.
Elle ne rend pas compte de la capacité qu’ont les citoyens de se distinguer, de se perfectionner au milieu des autres citoyens. Ainsi la République de Platon n’est pas une véritable république, car elle ne suppose pas l’idée d’une utilité publique puisque la distinction philosophique est ramenée à une forme de domination (modèle du philosophe-roi) : le politique n’est alors que l’affaire de quelques-uns à savoir les philosophes seuls capables de reconnaître l’idée de Bien, de Beau, de Vrai et de Juste. Aristote réfute l’idée platonicienne d’une unité transcendante régissant une multiplicité qu’elle viendrait nier : la Cité doit maintenir cette pluralité d’êtres libres. Mais pour ce faire, avant d’en arriver à la distinction entre êtres libres il faut d’abord reconnaître leur égalité. Pour Aristote, il faut donc d’abord fonder la concorde civile sur la reconnaissance de l’égalité entre les hommes libres, rendue possible selon lui à travers le principe d’isonomie qui suppose la double capacité de gouverner et d’être gouverné.




